Revenons quelques instants sur le tableau récapitulant les accès non
comptabilisés. La plus grande partie de ces accès est sans conteste celle
correspondant au proxy. Expliquons un peu ce qu'est un proxy.
Pour simplifier un proxy est une machine faisant office de cache. Au
lieu d'effectuer une requête sur un serveur Web directement, vous allez
en fait contacter un serveur Proxy qui lui, va ,oui ou non, contacter
le site demandé. Son rôle est d'alléger le trafic en
cachant les documents
les plus demandés, il peut aussi jouer une fonction de sécurité en protégeant
votre site Web de l'extérieur.
Lorsque vous demanderez donc un document, le proxy va prendre le relai.
Si son cache ne contient pas le document demandé, il va effectuer une
requête au serveur Web et stocker ce fichier. Lorsque vous redemanderez
ce même fichier un peu plus tard, votre proxy se contentera de vérifier
sa date de validité au serveur Web. Si le document a été modifié sur le
serveur Web, le document sera de nouveau rapatrié et caché sur le Proxy,
dans le cas contraire, le proxy se charge de délivrer le fichier
présent dans son cache à l'utilisateur. Lorsque le proxy se contente
de vérifier la validité du document et que le serveur Web lui
répond
que le document n'a pas changé, le code renvoyé est le 304, il n'y a
alors pas de trafic entre le proxy et le serveur Web.
Certains outils comptent délibèrement ces requêtes
pour gonfler
les stats, d'autres, au mieux, les classent à part. Personnellement, j'ai
choisi de ne pas les comptabiliser car il s'agit d'échange de fichier
entre un utilisateur et un proxy et non le serveur Web lui-même. Dans
le cas contraire, il faudrait donc aussi prendre en compte les caches
des navigateurs !